


Le plus ancien lieu de culte d’Archail est la chapelle Notre-Dame de l’Assomption, implantée sur le probable castrum médiéval d’Argal (XIIe s.), à 500 m du village actuel. Le cimetière s’y est développé et reste en usage. Attestée depuis au moins 1582, restaurée en 1994, elle présente un plan subrectangulaire d’environ 6,70 m × 6,20 m avec chevet plat.
Entre le XVIe et le XVIIe s., un second lieu de culte est édifié dans le village, d’abord sous le vocable Notre-Dame de l’Assomption, puis Saint-Georges. Localisé grâce aux cadastres de 1791 et 1829, il deviendra presbytère au XIXe s., puis propriété privée en 1951. La paroisse, rattachée au Chapitre de Digne et unie à celle de Draix, est bien documentée par les visites pastorales : en 1684, tous les habitants pratiquent le catholicisme.
En 1827, Charles X autorise la construction d’une nouvelle église Notre-Dame, rendue nécessaire par la vétusté de l’ancienne et la croissance démographique. Acquise en 1829 pour 300 francs, plus grande (env. 14,50 m × 7,80 m) et dotée d’une abside et d’une sacristie, elle possède un riche mobilier liturgique. Un tableau peint vers 1870 y est interprété comme un ex-voto contre l’invasion prussienne. Après de multiples campagnes de réparation, l’édifice a fait appel à la Fondation du Patrimoine pour sa réhabilitation, qui s’est terminée en mars 2021. C’est un église rénovée qu’on peut maintenant visiter.
Au-delà des deux églises, d’autres marqueurs religieux ponctuent le territoire : croix de cimetière, croix de chemin, croix du Pic de Couar, et des mentions cadastrales de 1829 signalant une « Chapelle » (sans doute une terre appartenant à l’église) et un « Oratoire » dont aucun vestige ni souvenir oral ne subsiste.