Les sources d’archives mentionnent dès 1592 l’existence d’un moulin sur la commune d’Archail. Son emplacement est à cette époque loué à un certain Pierre Lyons, Le moulin est encore cité dans des archives en 1698 et 1775, qui précisent le type de céréales utilisées : blé, seigle, un peu d’épeautre et d’avoine. Le moulin est toujours présent sur la carte d’État-Major de 1860.

Aujourd’hui, les ruines sont encore visibles en bas du grand champ sous le village. On y devine la trace du canal qui amenait l’eau au bassin écluse, lequel alimentait directement le moulin en contrebas. De celui ci il reste peu de choses, Mais la chambre de la roue est encore bien visible, bien que partiellement détruite. De cet espace inférieur sous le second dénivelé, on peut encore admirer la partie voutée par où l’eau arrivait pour entrainer la roue. Un fragment de la meule dormante est encore en place, soutenu par un étai­­.

La roue qui ébranlait la meule de pierre du moulin d’Archail est une roue horizontale, spécifique du moulin à rodet, technique spécifique du Sud de la France.